
Juste après l’accident, une amie médium m’assurait bien avant les conclusions de l’enquête: « c’est un suicide ». La conjonction Pluton-Mars-Lune en Scorpion pouvait en effet d’un point de vue astrologique appuyer la thèse du suicide. Mais si l’astrologue professionnel ne peut pas confirmer avec certitude un suicide, il peut détecter avec une très grande exactitude, les pulsions de la psyché, d’autant plus lorsque celle-ci est tiraillée par des extrêmes.
L’étroite conjonction Soleil-Saturne est un indicateur de traits obsessionnels et dépressifs. Ce qui est remarquable dans ce thème c’est l’encadrement de cette conjonction Soleil-Saturne par Mercure et Uranus. Mercure ouvre le stellium et Uranus le ferme, ce qui nous indique un comportement obsessionnel et des objectifs maîtrisés, encadrés par une habileté technique (Mercure) au service de la technique et de l’innovation (Uranus). La maîtrise technique se révèle être ici extraordinairement experte. Elle « encadre » un suicide prémédité de longue date (Soleil-Saturne), minutieusement préparé (Mercure-Soleil-Saturne) dans un environnement uranien, l’aviation. Tout cela dans le signe du sagittaire, donc avec une propension à vouloir dérouler le scénario pendant un voyage, à l’étranger.
Ce suicide à la fois personnel (Soleil-Saturne) et collectif (Uranus) est motivé par un optimisme sans faille, une grande dose d’audace et de courage (Jupiter en Bélier) mais aussi par un idéalisme strict, une mystique de l’effort dans un environnement alpin (Neptune en Capricorne).
Andreas LUBITZ arrive à mener à terme son « exploit » parce que ses objectifs sont relayés par des aspects indiquant un véritable talent technique (URANUS-SOLEIL-SATURNE-MERCURE). La volonté de mener à terme des exploits à la fois mesurés et démesurés, heroïques et intrépides, si possible jamais réalisés avant lui comme l’angle de descente choisie (Jupiter en Bélier) structure la personnalité.
Cette personnalité particulièrement structurée oscille néanmoins continuellement entre un désir de lumière extrême (stellium en SAGITTAIRE) et une immense nécessité d’ombre (une conjonction triple en SCORPION).
Au-delà de l’analyse des aspects structurants de la personnalité, la clef de voûte du thème est donnée par l’axe du Dragon. Les ingrédients innés d’Andreas Lubitz sont marqués par le signe de la VIERGE, qui renforce le côté méticuleux, obsessionnel, discipliné et prémédité déjà si présent dans le thème.
La tête du Dragon invite à abandonner l’inné en faveur de nouvelles expériences et apprentissages or dans le cas qui nous occupe, la tête du Dragon (ou Nœud Nord) invite le natif à abandonner sa capacité technique innée avec des objectifs matériels et mécaniques précis, pour intégrer une vision de l’infini plus empathique et métaphysique.
Dans les thèmes très marqués par l’axe du Dragon, la tête du Dragon cherche sans cesse à s’exprimer. Parfois le natif ne la laisse s’exprimer qu’une seule fois dans la vie, un instant avant de mourir. Dans le cas d’Andreas Lubitz, cet axe a fonctionné de manière extra-ordinaire. Le point d’arrivée, le PIC DES TROIS ÉVÉCHÉS, celui où il conduit de manière prémédité l’avion, correspond au contenu symbolique de son nœud nord en POISSONS : le contenu christique et sacré qu’il n’arrive pas à incarner . Cette mystique qui lui échappe il n’arrive à l’incarner que par la mystique illusoire qu’il confère à son acte. En consultation, un astrologue professionnel lui aurait demandé comment comptait-il développer l’empathie et une foi qui impliquent essentiellement beaucoup d’amour, d’humilité et de renoncement avec un thème dominé par une fascination mortifère ? En effet, cet amas en Scorpion (PLUTON-MARS-LUNE en Scorpion) intensément mortifère et amoral interfère ici avec le programme de vie mystique dont l’expression semble impossible. Le scénario se déroule alors en intégrant cette impossibilité d’exprimer la conscience religieuse avec un programme de vie qui lui demandait d’élaborer cette conscience du sacré. A défaut d’avoir su et pu développer une véritable conscience métaphysique, Andreas LUBITZ choisi délibérément un sommet (Neptune en Capricorne) et un toponyme religieux pour se suicider. Il peut réaliser son passé (la queue du Dragon) mais ne peut pas réaliser ce qui doit se travailler.
Sa destinée prend fin avec les vies qu’il a intégré de force dans son aventure, sur le PIC DES TROIS ÉVÉCHÉS. Son axe de destinée tel qu’il apparaît dans son thème de naissance contient tous les éléments de ce scénario : les avions, le voyage, la montagne, l’exploit, l’idéal, le suicide prémédité et la mort collective.
L’histoire raconte qu’une rupture amoureuse a précipité son action. Venus ferme effectivement l’amas planétaire du thème. L’absence de la femme aimée devient ainsi l’élément le plus visible du processus. Mais Venus ne fait que refermer l’amas. Le dernier ingrédient est certes l’ingrédient le plus visible, celui qui peut apparaître comme la cause déclenchant l’acte (entre autres choses parce que Venus est la seule planète en aspect dissonant dans le thème) mais les ingrédients qui ont véritablement conduit Andreas Lubitz à s’écraser au sol avec un avion plein de passagers sont bien plus anciens et profonds. Bien plus difficiles à saisir et bien moins appréhendables. Andreas Lubitz a mené à terme ce scénario parce que cette oscillation extra-ordinaire entre une lumière extrême et une ombre extrême pouvait difficilement trouver une expression dans le réel. L’oscillation trop violente a besoin de fiction. Une personnalité moins douée, moins optimiste se serait noyée dans la fiction. Les capacités prométhéennes d’Andreas Lubitz ont rendu sa fiction réelle.
Alana A. Consultation astrologique, thème astral, transits, étude de couple, associé de recrutement, dates favorables, astrologie de groupe, résolution de conflits
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