Je lis des thèmes depuis l’adolescence. Pendant toutes ces années j’ai vu autant de naissances heureuses que de naissances malheureuses et les enfances malheureuses semblent parfois plus nombreuses que les enfances heureuses. Alors pourquoi ne pas accepter que la décroissance des naissances pourrait être une étape de sagesse et de découverte d’un nouveau modèle sociétal dans le cycle de la vie humaine ?
Le choix de renoncer à la maternité est l’un des derniers actes politiques que nous ayons encore entre nos mains pour redonner de la valeur à l’humain. Se taire, ne rien dire, attendre en silence qu’un ou deux siècles s’écoulent pour que les vieux modèles s’effondrent. Tant que nous ne diminuerons pas drastiquement le nombre des naissances, les partis politiques malmèneront l’humanité. En participant consciemment et activement à une immense décroissance des naissances nous pourrions mettre en place un véritable renversement de nos modèles périmés. L’absence concertée de naissances pourrait fortifier un éveil collectif.
Pour changer les paramètres de gouvernance, d’urbanisme, d’architecture, d’écologie, d’éducation, de santé, du traitement de la vieillesse, du travail, la société civile devra hiberner. Faire une pause. S’éclipser. Disparaître avec joie, sans heurts ni malheurs.
A 4 ans j’imaginais déjà cette très longue grève de maternité et la volonté de créer une humanité plus sobre, pacifiste, fraternelle, équilibrée et heureuse.
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